[GARR Haïti] - Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés - [GARR Haïti] - Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés - GARR Le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) est une plate-forme d'associations et d'organisations non gouvernementales travaillant sur la problématique de la migration. Tout en n'excluant pas les autres pôles de migration, le GARR concentre ses efforts sur la République Dominicaine où vivent de nombreux immigrants haïtiens et leurs descendants dans des situations déplorables. https://333.garr-haiti.org Wed, 20 Jun 2018 20:49:26 +0000 Joomla! - Open Source Content Management fr-fr 5 ans après la sentence de la République Dominicaine, le sort des personnes affectées est jeté aux oubliettes https://333.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1968-5-ans-après-la-sentence-de-la-république-dominicaine-le-sort-des-personnes-affectées-est-jeté-aux-oubliettes https://333.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1968-5-ans-après-la-sentence-de-la-république-dominicaine-le-sort-des-personnes-affectées-est-jeté-aux-oubliettes La responsable de Communication et Plaidoyer au GARR, Géralda Sainville, des représentant-e-s d'organisations dominicaines et des représentant-e-s d'organisations travaillant à la frontière

Un atelier binational a été réalisé, les 26 et 27 avril 2018, conjointement par le GARR et OBMICA, sur la situation des personnes affectées par la sentence 168-13 de la République Dominicaine. Lors de ces deux journées, une étude sur la systématisation des profils non résolus par la loi 169-14 a été présentée à l’assistance.

 

Des représentantes et représentants d’organisations travaillant à la frontière, des autorités locales ainsi que des représentantes et représentants d’institutions étatiques notamment IBESR, ONM, BPM, des journalistes de medias locaux et nationaux ont participé à ces deux journées de travail au local de GARR à Matéguasse, Belladère.

Après les mots d’ouverture de M Sterlin Charles, Vice-délégué de ville de Belladère, Mme Géralda Sainville, la Responsable de Communication et Plaidoyer du GARR a fait la mise en contexte de l’atelier auquel ont pris part plusieurs représentantes et représentants d’organisations dominicaines. Mme Sainville a aussi présenté des éléments qui affaiblissent les relations binationales entre Haïti et la République Dominicaine. Elle a pris en exemple les évènements de Pedernales qui fragilisent les relations entre les deux pays. Selon elle, il revient maintenant aux deux Etats de dialoguer de manière franche pour trouver des solutions favorables aux rapports des deux peuples.

Les analyses tirées de l’intervention de Noémie Araujo et Jonathan Pitts, deux représentants de l’Observatoire de recherche sur la migration dans la Caraïbes(OBMICA) montrent la situation reste toujours inquiétante pour les profils considérés comme étant groupes « A »et « B ». Leurs interventions ont été soutenues par les témoignages de trois personnes qui correspondent aux profils présentés. Ces personnes expulsées ont été accueillies au bureau du GARR de Belladere.

La loi 169-14 qui est la loi de naturalisation a suscité l'espoir de résoudre les graves problèmes de dépossession de la nationalité dominicaine et d'apatridie générés par la sentence 168-13. Cette loi, qui est censée être une réponse du gouvernement dominicain, dirigé par le président Danilo Medina, en prétextant résoudre la situation, est restrictive en termes de droits et loin de résoudre le problème. Au contraire, elle le rend plus complexe. Aujourd’hui, la société dominicaine est confuse, il n’a pas vraiment un groupe homogène qui serait A ou B. Selon les deux intervenants, pour le groupe dit « A », on trouve deux profils, ceux qui sont enregistrés et dont leurs documents sont retranscrits dans un autre registres et ceux qui sont non-enregistrés. Pour le groupe dit «  B », les concernés doivent passer par la naturalisation, mais ils doivent avoir des documents de leur pays d’origine.

L’atelier de deux journées a été réalisé dans l’objectif de montrer cette complexité et la nécessité de rendre visible ce problème qui affecte de manière disproportionnée les Dominicains et Dominicaines d'origine haïtienne, laissant plus de 133 000 personnes en état d'apatridie, selon les données fournies par le HCR dans son rapport de 2015.

C’était aussi l’occasion d’attirer l’attention sur l’échéance du mois d’août 2018 qui est la dernière prolongation des cartes de résidence provisoire des personnes inscrites dans le Plan national de Régularisation des Etrangers(PNRE). Car comme l’a bien expliqué Dominique Rincon, le juriste dominicain, ce programme ne présente aucun élément clair pouvant projeter un avenir assurant pour les 250 000 personnes inscrites qui sont en majorité des migrantes et migrants haïtiens.

Des sessions de travail en groupe ont été réalisées en vue de recueillir les propositions des participantes et participants qui seront retranscrites dans un rapport. Ce document sera présenté en Espagnol et en Français pour envoyer aux autorités des deux pays.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) GARR Fri, 15 Jun 2018 16:16:10 +0000
Des acteurs haïtiens et dominicains ont réfléchi sur les enfants des rues en République Dominicaine https://333.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1967-des-acteurs-haïtiens-et-dominicains-ont-réfléchi-sur-les-enfants-des-rues-en-république-dominicaine https://333.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1967-des-acteurs-haïtiens-et-dominicains-ont-réfléchi-sur-les-enfants-des-rues-en-république-dominicaine Des acteurs haïtiens et dominicains au terme de la rencontre

Une rencontre de coordination sur les cas des enfants abandonnés et sans identité en République Dominicaine avait été tenue au bureau du consulat haïtien à Elias Piña, le 24 mai 2018.

Cette rencontre a réuni diverses institutions dont le GARR, l'IBESR, la CONANI, des responsables d'Etat civil dominicain et de la commune de Baptiste (Centre), des responsables de l'immigration et de la police dominicaine ainsi que le représentant de l'ONI à Belladère.

 Lors de cette réunion, les acteurs ont  réfléchi sur les stratégies à mettre en place pour résoudre le problème des enfants haïtiens délaissés dans les rues d'Elias Piña et qui n’ont pas d’identité.

 Selon les données recueillies par la CONANI, ces enfants n'ont pas de noms, d'actes de naissance et n'arrivent pas à identifier leurs parents.

 Elle encourage les acteurs à  conjuguer leurs efforts afin de remédier à ce problème.

Intervenant en cette occasion, le représentant du GARR à la rencontre, Urick Camille, a plaidé en faveur d’autres échanges similaires auxquels pourront participer des autorités locales de Belladère, de l'officier d'Etat  civil et des responsables de la migration de  ladite commune frontalière. Ce qui permettra d’approfondir la thématique des enfants abandonnés en territoire dominicain et d’apporter une solution durable.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) GARR Fri, 15 Jun 2018 14:32:03 +0000
Des cahiers de revendication en cours d'élaboration dans les sections communales frontalières https://333.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1966-des-cahiers-de-revendication-en-cours-délaboration-dans-les-sections-communales-frontalières https://333.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1966-des-cahiers-de-revendication-en-cours-délaboration-dans-les-sections-communales-frontalières Des participantes et participants lors de la séance d'atelier d'élaboration des cahiers de revendication

Sous le leadership du GARR, une cinquantaine de représentants d'organisations communautaires de base, des ASECs, CASECs et délégués de ville des sections communales de Galette Chambon, de Balan, de Fond-Parisien et Thomand (Ganthier-Ouest)  se sont réunis en atelier dans leurs sections communales respectives, en vue d'élaborer leur cahier de revendications.

Agriculture, santé, éducation, sécurité, économie, migration, politique, état civil  et droits humains sont les principales thématiques abordées.

Déjà sur les cinq sections communales de Ganthier (Ouest), trois sections ont déjà identifié les principaux problèmes auxquels font face leurs localités et formulé des demandes qui seront soumises aux autorités haïtiennes. Ces demandes  seront présentées sous la forme de cahiers de revendications et seront soumises  également à toutes les instances ou organisations non gouvernementales qui auront à intervenir dans les sections communales.

Les  séances d'atelier d'élaboration des cahiers de revendication pour les deux autres sections communales de Ganthier, à savoir Marre-Roseaux et Pays-Pourri, sont prévues du 5 au 8 juin 2018.

Soulignons que les quatre sections communales de Belladère ont déjà élaboré leurs cahiers de revendications et les ont déjà soumis aux instances concernées.

Quant à Ouanaminthe,  sur 22 séances d’atelier, 4 ont été déjà réalisées du 14 au 17 mai 2018.

Ces activités ont été  réalisées dans le cadre du projet Fwontyè san fòs kote financé par l'Union européenne. Elles  visent à alimenter les réflexions dégagées autour des différentes tables de concertation entre les Mairies des communes frontalières susmentionnées et la société civile, en vue d'adresser les problèmes majeurs auxquels fait face la population de ces différentes communes.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) GARR Fri, 15 Jun 2018 14:12:11 +0000
Cinquième table de concertation de la marie de Belladère https://333.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1965-cinquième-table-de-concertation-de-la-marie-de-belladère https://333.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1965-cinquième-table-de-concertation-de-la-marie-de-belladère Des participants et participantes

Avec l’appui du GARR, d’Oxfam et de la Chambre des Métiers d’Artisanat d’Haïti, la mairie de Belladère a organisé sa cinquième table de concertation,  le 15 mai 2018.

Cette activité qui a duré environ 3 heures, s’était déroulée autour du thème «Planifions et agissons ensemble pour une plus grandiose commémoration du 70ème anniversaire de naissance de la commune de Belladère en octobre 2018 ».

Divers représentants d’institutions étatiques et privées, d’organisations communautaires de base, de la société civile, de la DGI, de la douane, de la Police nationale, des ONGs locales et internationales, des autorités locales ont été entre autres au rendez-vous.  

Tout au long du déroulement de ladite activité, les organisateurs en ont profité pour présenter leurs cahiers de revendication. Ces derniers ont été élaborés avec l’appui du projet Frontalier San Fòs Kote (FSFK) au bénéfice de trois sections communales de Belladère dont Ranthe-Mathé, Roy-Sec et Riaribes.

Le terme référence des micro-projets prévus dans le cadre du projet FSFK a été aussi présenté lors de cette rencontre.

Au terme de cette activité, une commission a été créée. Elle est composée de représentants d'OCB, de CASEC et d’ASEC ainsi que des responsables de la Mairie. Cette commission aura pour mission d’étudier les différents projets liés aux cahiers de revendication dont le montant s’élève à 40,000.00 US.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) GARR Fri, 15 Jun 2018 14:03:51 +0000
Des accompagnatrices, des accompagnateurs équipés pour entreprendre des actions communautaires suivant la trousse «Je m’engage, ensemble nous bâtissons » https://333.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1964-des-accompagnatrices-des-accompagnateurs-équipés-pour-entreprendre-des-actions-communautaires-suivant-la-trousse-je-m’engage-ensemble-nous-bâtissons https://333.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1964-des-accompagnatrices-des-accompagnateurs-équipés-pour-entreprendre-des-actions-communautaires-suivant-la-trousse-je-m’engage-ensemble-nous-bâtissons Des accompagnatrices et accompagnateurs lors de la formation

Réalisée par le GARR à Montrouis du 20 au 25 mai 2018, cette session de formation entend renforcer la capacité des accompagnatrices et accompagnateurs des trois communes frontalières Cornillon, Ganthier et Fond-Verrettes. Les participantes et participants sont formés et outillés pourintégrer les valeurs des droits humains dans leur travail communautaire et pour mettre en œuvre des actions qui favorisent la participation citoyenne inclusive, afin de contribuer à un changement social positif.

Financée par Pain pour le Monde, cette session s’inscrit dans l’approche du Programme de la Citoyenneté Engagée (PCE) dont les outils ont été développés par EQUITAS -Centre international d’éducation aux droits humains et la participation active de plusieurs organisations haïtiennes. En utilisant la trousse « Je m’engage, ensemble nous bâtissons », le PCE promeut un développement communautaire axé sur les droits humains.

La trousse est une approche novatrice, un processus et des activités sous forme de rencontres susceptibles de mieux aider les populations locales, incluant les groupes en situation de vulnérabilité, à se prendre en charge et à mettre en œuvre des actions communautaires concrètes en vue d’un changement important dans leur communauté.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) GARR Fri, 15 Jun 2018 13:54:22 +0000
Journée mondiale de l’enfance : Des enfants ont marché à Ouanaminthe pour le respect de leurs droits https://333.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1917-journée-mondiale-de-l’enfance-des-enfants-ont-marché-à-ouanaminthe-pour-le-respect-de-leurs-droits https://333.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1917-journée-mondiale-de-l’enfance-des-enfants-ont-marché-à-ouanaminthe-pour-le-respect-de-leurs-droits Les enfants lors de la marche du 19 novembre 2017 à Ouanminthe

A l’initiative de l’IBESR et du GTPE dont le GARR est membre, plusieurs centaines d’enfants ont marché dans les rues d'Ouanaminthe (Nord-est), le 19 novembre 2017. Par cette démarche, ces derniers entendaient réclamer leur réinsertion sociale et leur droit à l’éducation à la veille de la Journée mondiale de l’enfance célébrée le 20 novembre de chaque année.

Brandissant des pancartes et une banderole, les enfants ont scandé divers slogans relatifs aux multiples violations de droits humains dont ils sont l’objet dans cette commune frontalière.

«Pwoteje n se devwa tout moun, Tout le monde a pour devoir de nous protéger !,  Lekòl pou tout timoun ! Education pour tous les enfants !, Timoun yo pa ti bèt, Les enfants ne sont pas des petits animaux !,  Mwen gen dwa pou m byen viv !, J’ai droit au bien-être !, Nou se timoun se vre men nou gen dwa ! Nous sommes vraiment des enfants mais nous avons des droits !, Nou gen dwa pou nou jwenn manje !, Nous avons droit à la nourriture !», pouvait-on lire sur des pancartes préparées en cette occasion.

Une conférence-débat a été organisée suite à cette marche à Ouanaminthe à laquelle ont pris part des autorités locales et des représentants d’organisations travaillant dans la protection de l’enfance.

Deux panels ont été constitués : l’un composé d’enfants et l’autre d’adultes. Ces derniers ont contribué à aider les enfants à mieux faire passer leurs revendications.

Des enfants panélistes ont dénoncé le fait qu’il y ait beaucoup d’entre eux qui dorment à la belle étoile sur le pont frontalier d’Ouanaminthe/Dajabon tandis qu’ils aimeraient bien aller à l’école.

Ils ont dénoncé aussi l’absence de centre carcéral pour les mineurs  contrevenants à la loi dans le Nord-est. Ce qui contraint fort souvent les autorités policières dudit département de placer les mineurs ayant commis une infraction dans la même cellule que les adultes incarcérés.

D’autres ont dit regretter qu’il y ait pas mal d’enfants haïtiens qui pratiquent la mendicité dans les zones frontalières et en territoire dominicain pour survivre.

Selon un représentant de la Brigade de protection des mineurs à Ouanaminthe, les travaux de construction du centre carcéral des mineurs dans le  Nord-est ont été interrompus par manque de moyen financier.   

Des membres du Groupe de travail pour la protection de l’enfance en ont profité pour plaider en faveur de la réinsertion sociale des enfants des rues, notamment ceux qui vivent à la frontière haïtiano-dominicaine.  Ce qui permettra de protéger cette catégorie qui, selon eux, ont aussi des droits.  

Signalons qu’une messe a été aussi célébrée durant la même période à l’église Notre- Dame de l’Assomption d’Ouanaminthe. Dans son homélie de circonstance, le Rév. Père Ronel Bernadin a exhorté les autorités haïtiennes à travailler en vue de la protection des enfants du pays.

Le Groupe de Travail pour la Protection de l’Enfance (GTPE) est composé de diverses institutions travaillant pour le respect des droits des enfants en Haïti. Il s’agit de : GARR, SJM/Solidarite fwontalye, RFJS, IBESR, BPM, Sœur Saint-Jean Evangéliste, OXFAM, Terre des Hommes,  Espoir pour Haïti et Plan international.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) GARR Thu, 23 Nov 2017 16:12:56 +0000
La pétition en ligne https://333.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1900-la-pétition-en-ligne https://333.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1900-la-pétition-en-ligne La pétition en ligne

Chers ami (e)s et partenaires du GARR,

Vous voulez signer la pétition en ligne lancée lors d’une campagne par le GARR et ses organisations partenaires dont Service Jésuite aux Migrants/Solidarite Fwontalye‐
Haïti (SJM/SFw‐Haïti), Fondation Zile; Réseau Frontalier Jeannot Succès (RFJS), Justice et Paix ‐ Haïti (JILAP), Rezo Fanm Radyo Kominote Ayisien (REFRAKA), Défenseurs Plus, Centre de recherche et de formation économique et sociale pour le développement (CRESFED), Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) et le Centre Oecuménique des Droits Humains (CEDH). Veuillez cliquer sur le lien suivant :

 https://secure.avaaz.org/fr/petition/Donald_Trump_President_des_EtatsUnis_RENOUVELONS_LE_TPS_POUR_LES_HAITIENNES_ET_LES_HAITIENNES_VIVANT_AUX_USA/

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) GARR Tue, 26 Sep 2017 18:08:16 +0000
Une adolescente victime de la traite des personnes à Thomassique, l’inculpé relâché sans aucune forme de procès https://333.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1868-une-adolescente-victime-de-la-traite-des-personnes-à-thomassique-l’inculpé-relâché-sans-aucune-forme-de-procès https://333.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1868-une-adolescente-victime-de-la-traite-des-personnes-à-thomassique-l’inculpé-relâché-sans-aucune-forme-de-procès Vue d'une victime de traite des personnes

Anobert François, impliqué dans la traite d’une adolescente de 13 ans à Thomassique (département du Centre), a été libéré  le 1er juin 2017 sans la tenue d’un jugement, a observé le GARR qui suivait l’affaire par devant la justice. Selon un parent de la mineure, l’inculpé est un voisin de la famille de la victime qui réside à Boc Banic, localité de Thomassique. Il revient sans gêne au quartier en menaçant de régler son compte avec les proches de la victime.

L’adolescente a été enlevée à Thomassique en juin 2016 et vendue en République Dominicaine comme esclave sexuelle à un particulier qui serait de nationalité haïtienne en échange de 3 000 pesos dominicains. Selon Apollon Francique, le mari de la tante de la fillette, cette dernière a été enfermée dans une chambre à Las Maltas, une localité dominicaine, pendant environ 5 mois sans pouvoir se déplacer.

Selon les témoignages, le 6 octobre 2016, l’agresseur était sorti et avait oublié de fermer la porte de la maison où se trouvait  la mineure séquestrée. Elle en avait profité pour s`échapper et envoyer des nouvelles à sa famille qui, par la suite,  l’a récupérée. 

Le 7 octobre 2016, Francique Appollon s`était rendu au tribunal de paix de la commune de Thomassique où le magistrat Ferdinot Germain avait émis un mandat d`arrêt contre Anobert François et sa fille complice, Elenith François.

L’affaire a été transférée, le 11 octobre 2016, au Parquet près du Tribunal de Première Instance de Hinche où les deux accusés avaient été auditionnés.  Elenith François, niant toute implication dans l’affaire, a déclaré qu`elle venait de  mettre un bébé au monde en République Dominicaine au moment où la jeune fille a été enlevée. Dès lors, le commissaire du gouvernement près du Tribunal de Première Instance de Hinche l’avait ordonné de lui présenter des pièces médicales justificatives. Elle n`était pas en mesure de les présenter sous prétexte que l’administration de l’hôpital  ne lui avait pas remis de documents médicaux en raison de sa nationalité haïtienne.

Un délai de 8 jours lui avait été octroyé pour qu’elle puisse se présenter avec le bébé. Ce qui n`avait pas été fait. Le Parquet avait par la suite décidé de transférer le dossier au cabinet d`instruction, a constaté le GARR.

Le 9 novembre 2016, accompagnée de Me Abdias Michel engagé par le GARR, son avocat,  l’adolescente s’était présentée au cabinet d’instruction après avoir été interpellée par la juge Marie Mersy qui avait auditionné l’affaire.

Le cabinet d’instruction  avait convoqué une nouvelle audience le 21 novembre 2016, laquelle audition avait été annulée en raison de la tenue des élections en Haïti.

Depuis, aucune avancée n`est enregistrée dans le dossier. Au lieu de cela, Anobert François, l’inculpé, a été relâché sans explication à la famille  et à l’avocat de la victime.

Suite aux démarches du GARR, l’Institut de Bien Être Social et de Recherches (IBESR) s’était chargé de l’Affaire et l’adolescente a été placée dans un centre pour accompagnement et appui psychosocial.

Tout en condamnant la façon dont les deux personnes impliquées dans la traite de la mineure ont obtenu leur libération,  le GARR appelle le Comité National de Lutte contre la Traite des Personnes (CNLTP), l’institution étatique ayant la responsabilité de garantir la protection des victimes de traite et d’assurer que les présumés criminels soient poursuivis, à ouvrir une enquête en vue de faire jaillir la lumière autour de cette affaire.

Soulignons que la loi du 02 juin 2014 régissant la traite des personnes qui avait été publiée dans Le Moniteur, Journal officiel de la République d`Haïti, stipule en son article 11 : «Toute personne reconnue coupable de la traite des personnes telle que définie à l’article 1.1 commet un crime et est passible de sept (7) à quinze (15) ans d’emprisonnement et d’une amende de deux-cent mille (200,000) à un million cinq cents mille Gourdes (1,500.000 Gdes) ».

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) GARR Mon, 19 Jun 2017 20:10:47 +0000
Session de formation nationale https://333.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1829-session-de-formation-nationale https://333.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1829-session-de-formation-nationale Des participant-e-s lors d'un forum local

 

Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) a le plaisir de vous informer que, dans le cadre du  projet de Promotion de la citoyenneté engagée, exécuté par Equitas et Partenaires pour la Citoyenneté Engagée, une nouvelle session nationale de formation d’accompagnateurs et d’accompagnatrices communautaires va être organisée du 22 au 29 mai 2017,  au local de Royal Decameron, à Montrouis. 

Il invite donc toutes les personnes intéressées  à soumettre leurs dossiers de candidature. La date limite de réception des dépôts de candidature est fixée au 05 avril 2017. Les dossiers peuvent être envoyés en version électronique à candidature@garr-haiti.org ou par voie postale au 69, Rue Christ-Roi, Port-au-Prince, Haïti, P.O. Box 19273.

Le dossier doit inclure :

1. Le  formulaire de candidature dûment rempli ;

2. Le protocole d’engagement dûment signé par le directeur ou la directrice de l’organisation du ou de la candidat(e) ainsi que par le ou la candidat(e).

Le GARR vous prie de réclamer les documents susmentionnés à la personne concernée dont les coordonnées sont affichées à la fin ou d'informer à toutes les personnes de votre entourage qui pourraient être intéressées par cette formation.

Le projet de Promotion de la citoyenneté engagée est financé notamment par le Ministère des Affaires Extérieures, du Commerce et du Développement du Canada, par le Ministère des Relations Internationales du Québec et American Jewish World Service (AJWS). Il vise à bâtir des communautés plus équitables, démocratiques et sécuritaires dans lesquelles les acteurs locaux, incluant les enfants et les jeunes, garçons et filles, assument des rôles de leadership afin de répondre aux problèmes qui affectent leurs communautés, et contribuer ainsi à un respect accru des droits humains, en particulier l’égalité femmes-hommes et la non-discrimination sociale et économique des personnes en situation de vulnérabilité.

 

Veuillez cliquer sur les liens qui suivent pour avoir accès à ce document : http://www.garr-haiti.org/index.php/rapports/file/38-document-d-information-formation-sur-la-trousse?start=20

http://garr-haiti.org/index.php/rapports/file/34-formulaire-de-candidature?start=20

http://garr-haiti.org/index.php/rapports/file/35-protocole-d-engagement?start=20

 

 

 

Pour de plus amples informations, vous pouvez  contacter la personne suivante: 

 

Louna FRANCOIS

Coordonnatrice du Projet de Promotion de la citoyenneté engagée

Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) , Téls: 3722 3833  4772 4558

Emails: lounafrancois1@gmail.com" , lfrancois@garr-haiti.org"

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) GARR Mon, 13 Mar 2017 16:48:18 +0000
Le GARR organise un atelier sur l’état civil et la migration à Belladère https://333.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1813-le-garr-organise-un-atelier-sur-l’état-civil-et-la-migration-et-à-belladère https://333.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1813-le-garr-organise-un-atelier-sur-l’état-civil-et-la-migration-et-à-belladère Les participant-e-s en train de réfléchir en atelier

Le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) a organisé, le mardi 24 janvier 2017, un atelier d'échanges autour du thème "Migration et état civil: cas des migrants haïtiens en République Dominicaine". Réuni-e-s dans les locaux de l’institution, plusieurs représentant-e-s d’organisations communautaires et partenaires, de droits humains et surtout des entités publiques concernées par la question d’état civil ont pris part à cette activité.

 

Anghie Lee Gardy Petit, officière de projet au GARR, a dressé un panorama sombre de l’état civil en Haïti. En effet, ce système ne permet pas vraiment à tous les enfants d’avoir leur acte à la naissance. Le manque de priorité accordée à ce secteur explique bien aujourd'hui son état défaillant.
 
L’inaccessibilité des bureaux d’état civil et le manque de matériels pour offrir un service adéquat, l’irresponsabilité des autorités compétentes, ajouté à tout cela le manque de sensibilisation de la population  sur l’importance  des documents d’état civil sont entre autres des problèmes qui paralysent le système, a expliqué Anghie Lee Gardy. Elle a cité en exemple le dysfonctionnement du service d’inspection et de contrôle de l’état civil qui n’encadre pas réellement les 15 inspecteurs affectés à ce service pour accomplir leur travail.
 
Mme Petit a aussi déploré le fait qu’aujourd’hui plusieurs milliers d'Haïtiens et  d'Haïtiennes dans le pays n'ont pas pu avoir accès à leur acte de naissance, sans compter ceux et celles de l’extérieur qui sont confrontés à la même situation. « Selon les données de l’OIM compilées en partenariat avec le GARR et d’autres organisations qui travaillent dans le domaine de la migration, sur un total de 162 452 personnes qui ont traversé la frontière de juin 2015 à décembre 2016,  106 872 ont déclaré n’avoir aucun document. », a-t-elle avancé.
 
D’un autre côté, l’officière de projet du GARR a indiqué que la violation du droit à l'identité a de graves conséquences sur la vie des citoyens et citoyennes.  Car, ce droit, une fois violé, prive l'individu de la jouissance d’autres droits, notamment les droits civils et politiques.  Certains compatriotes ont du mal à se marier, à se porter candidat ou à se procurer leur passeport, leur carte d'identification nationale, le fait qu'ils n'aient pas d'acte de naissance, a-t-elle précisé.
 
Ces défaillances du système d’état civil haïtien affectent grandement les migrant-e-s haïtiens. Et malheureusement, les gouvernements du pays ne semblent pas avoir conscience de cela. Le Programme d’Identification et de Documentation des Immigrants Haïtiens (PIDIH) établi en juillet 2014 par l’Etat haïtien en est la preuve. C’est l’avis de Rigard Orbé, responsable de plaidoyer dans le cadre du projet Economie informelle du GARR, qui intervenait en la circonstance.
 
 
Tout en établissant le lien qui existe entre le PIDIH et le Plan National de Régularisation des Etrangers (PNRE), M. Orbé a déclaré que la mauvaise gestion dudit programme a provoqué son échec.  Sur les 300 000 migrants haïtiens visés par le PIDIH, seulement 2 000 ont pu obtenir leur passeport, 12 000 leur Carte d'Identification Nationale (CIN), 20 000 leur acte de naissance et 8 748 leurs extraits des archives.
 
Les participant-e-s ont réfléchi en atelier sur les obstacles liés à l’état civil pour le migrant rapatrié qui désire régulariser sa situation.  Aux termes de l’activité, les représentant-e-s de chaque secteur ont pris l’engagement de sensibiliser les membres de leur communauté sur l’importance des documents d’identité afin qu’ils puissent exiger des autorités haïtiennes la réforme du système d’état civil du pays.
 
Cette activité a été possible grâce au support financier de l’Ambassade britannique en Haïti via un partenariat avec Christian Aid.
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gsainville@garr-haiti.org (Geralda Sainville) GARR Fri, 27 Jan 2017 20:39:58 +0000