[GARR Haïti] - Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés - [GARR Haïti] - Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés - Organisations Partenaires Le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) est une plate-forme d'associations et d'organisations non gouvernementales travaillant sur la problématique de la migration. Tout en n'excluant pas les autres pôles de migration, le GARR concentre ses efforts sur la République Dominicaine où vivent de nombreux immigrants haïtiens et leurs descendants dans des situations déplorables. https://ww3w.garr-haiti.org Wed, 20 Jun 2018 20:52:00 +0000 Joomla! - Open Source Content Management fr-fr Déclaration du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Filippo Grandi, pour la Journée mondiale 2018 du réfugié https://ww3w.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/item/1974-déclaration-du-haut-commissaire-des-nations-unies-pour-les-réfugiés-filippo-grandi-pour-la-journée-mondiale-2018-du-réfugié https://ww3w.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/item/1974-déclaration-du-haut-commissaire-des-nations-unies-pour-les-réfugiés-filippo-grandi-pour-la-journée-mondiale-2018-du-réfugié Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés

Le GARR partage avec vous l'intégralité de la déclaration du Haut-Commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, à l'occasion de la Journée mondiale du réfugié célébrée le 20 juin de chaque année :

 

En cette Journée mondiale du réfugié, nous témoignons de notre solidarité avec les réfugiés et les communautés qui les accueillent. Avec l’éclatement, la récurrence, la persistance et l’intensification des conflits, 68,5 millions de personnes sont arrachées de leurs foyers chaque jour. Neuf sur dix d’entre elles se trouvent dans leur propre pays ou des pays voisins et l’impact est colossal : sur les réfugiés eux-mêmes et sur les communautés qui leur ouvrent les portes. Aujourd’hui, plus que jamais, prendre soin des réfugiés doit être une responsabilité mondiale et partagée. Il est temps de faire les choses différemment.

Un nouveau modèle est à l’essai et il donne des résultats positifs ; il est fondé sur l’équité et la justice ainsi que sur les valeurs et les normes humanitaires. Les pays et les communautés doivent recevoir un soutien plus systématique et durable lorsqu’ils assument la tâche de venir en aide aux familles déracinées. Les réfugiés eux-mêmes doivent être inclus dans leurs nouvelles communautés et se voir offrir la chance de réaliser leur potentiel. De plus, des solutions s’imposent pour aider les réfugiés à rentrer chez eux lorsque les conditions le permettent ou à reconstruire leur existence ailleurs. Le Pacte mondial sur les réfugiés — dont l’adoption est prévue cette année — vise la concrétisation de ces objectifs.

Il est essentiel d’adapter les lois et les politiques. Toutefois, ce sont les populations et les communautés locales qui se retrouvent en première ligne à l’arrivée des réfugiés et leur accueil change concrètement des vies - entre le rejet et l’inclusion, entre le désespoir et l’espoir, entre être laissé pour compte et se construire un nouvel avenir. C’est là que commence le partage de la responsabilité à l’égard des réfugiés.

Nous voyons cette dynamique à l’œuvre chaque jour : à Beyrouth, au Liban ; à Cox’s Bazar, au Bangladesh ; à Yumbe, en Ouganda ; à Francfort, en Allemagne ; à Lima, au Pérou ainsi que dans d’innombrables villes et villages du monde entier. Ce sont les hommes, les femmes et les enfants, les organisations locales, les groupes confessionnels, les enseignants, les entreprises locales et les dirigeants municipaux qui changent les choses - avec humanité, compassion et solidarité.

Ces communautés sont souvent marginalisées elles aussi, qu’elles se situent dans des zones frontalières isolées ou qu’elles soient dépourvues financièrement. Dans l’immense majorité des cas, elles partagent ce qu’elles ont lorsque les réfugiés arrivent, motivées par la compassion et le sens de la dignité humaine. Et lorsque les gens unissent leurs forces, les résultats dépassent l’espérance.

Qui sont ces héros du quotidien ? Des êtres humains qui savent ce que signifie appartenir à une communauté et qui sont prêts à aider autrui à y trouver leur place, que ce soit en leur tendant directement la main ou en travaillant avec eux dans le cadre d’églises ou de mosquées, de groupes scolaires, d’équipes sportives, de coopératives ou de groupes de jeunesse. Certains étaient eux-mêmes des réfugiés et savent ce que cela signifie. Grâce à leur générosité, ils mettent en lumière le potentiel des réfugiés et la multitude des occasions de leur venir en aide.

Aider les réfugiés à reconstruire leur existence engage chacun d’entre nous et notre action conjuguée afin que les réfugiés puissent réaliser ce que la plupart d’entre nous tiennent pour acquis : l’éducation, un endroit où vivre en sécurité, un emploi, l’appartenance à une communauté. Avec le temps, l’impact est considérable pour les familles réfugiées et pour ceux qui les accueillent.

En cette Journée mondiale du réfugié, il est temps de reconnaître leur humanité en action et de nous engager individuellement et collectivement auprès d’eux pour accueillir et soutenir les réfugiés dans nos écoles, nos quartiers et nos lieux de travail. C’est là que commence la solidarité - avec chacun d’entre nous.

 

 

 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Actualité Wed, 20 Jun 2018 13:57:42 +0000
102 migrants haïtiens interceptés au large de Providenciales https://ww3w.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1972-102-migrants-haïtiens-interceptés-au-large-de-providenciales https://ww3w.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1972-102-migrants-haïtiens-interceptés-au-large-de-providenciales Archives GARR

Les autorités des Îles Turques-et-Caïques ont intercepté 102 migrants haïtiens au large de Providenciales tôt dans la matinée du mardi 19 juin 2018. Au nombre de ces ressortissants haïtiens, figurent 74 hommes, 27 femmes et un enfant dont le sexe n’a pas été révélé.

Selon les informations fournies par une partenaire du GARR, ces migrantes et migrants haïtiens se trouvaient à bord d’une petite embarcation qui se dirigerait aux Iles Turques-et-Caïques.

Ils/elles ont été appréhendés et conduits à South Dock, le port principal des Îles Turques-et-Caïques, pour être dirigés vers un centre carcéral dudit territoire britannique. Ces migrantes et migrants haïtiens seront déportés vers leur pays d’origine dans les prochains jours, a indiqué la même source.

Il convient de souligner que 97 migrants haïtiens dont 79 hommes et 18 femmes  avaient été aussi appréhendés à Providenciales  dans des conditions similaires, le 17 juin 2018.

Le GARR est très préoccupé par la façon dont les Haïtiens continuent de mettre leur vie en péril dans des voyages irréguliers et incertains.

Il appelle une fois de plus les autorités haïtiennes à prendre en compte les revendications des couches défavorisées du pays qui sont livrées à elles-mêmes et qui considèrent l’émigration comme  leur seule planche de salut.

 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Tue, 19 Jun 2018 20:02:08 +0000
République Dominicaine : 18 ans après le «Massacre de Guayubin», justice rendue mais réparation non encore obtenue https://ww3w.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1971-république-dominicaine-18-ans-après-le-massacre-de-guayubin-justice-rendue-mais-réparation-non-encore-obtenue https://ww3w.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1971-république-dominicaine-18-ans-après-le-massacre-de-guayubin-justice-rendue-mais-réparation-non-encore-obtenue Archives GARR

Ce 18 juin 2018 ramène le 18ème anniversaire du «Massacre de Guayubin » en République Dominicaine où six Haïtiens et  un ressortissant dominicain ont perdu la vie et plusieurs autres personnes avaient été blessées. Ce triste événement est survenu après que des militaires dominicains eurent ouvert le feu sur un véhicule qui transportait un groupe de personnes en majorité des Haïtiens. Certains des survivants ont été reconduits à la frontière de manière arbitraire, sans formalité. Les blessés n’avaient reçu aucune assistance médicale et les dépouilles des personnes qui ont été tuées avaient été inhumées immédiatement dans une fosse commune, en territoire dominicain, sans avoir été identifiées.

Les soldats dominicains qui avaient commis cet acte barbare et répréhensible, avaient été traduits en juillet 2000 pour homicide, par devant le tribunal militaire.  Après 5 années de tergiversation et de dilatoires, l’affaire avait été finalement entendue. Cependant les militaires inculpés allaient être innocentés 5 jours plus tard malgré les demandes qui ont été produites par des victimes de se faire auditionner devant les tribunaux civils.

Suite au blocage du dossier en République Dominicaine, en 2005, les victimes, avec l'Appui du Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR), du Centre Culturel Dominico-Haitien (CCDH) et de la Clinique Internationale de Droits Humains (CIDDHU), avaient décidé de saisir les instances du système interaméricain de protection des droits de l’homme. Il allait y être mené une longue et fastidieuse procédure durant plus de 7 ans.

Le 29 novembre 2012, les démarches menées ont été gratifiées par le prononcé du verdict de la Cour interaméraine des droits de l’homme ayant condamné l’Etat dominicain pour les violations des droits humains tout en lui faisant injonction de verser une indemnité de 927,000 dollars américains en réparation aux victimes. Un délai de 6 mois à un an avait été également octroyé aux autorités dominicaines pour exécuter l’arrêt. Mais, rien n’est fait jusqu’ à date.

Les institutions pétitionnaires dont le GARR avaient déjà rédigé et soumis, le 10 juillet 2014, un rapport à la CIDH pour attirer son attention sur le refus de l’Etat dominicain d’appliquer la sentence. De son côté, cette institution judiciaire de protection des droits de l’homme, dans une correspondance datée du 27 juillet 2014, avait demandé aux autorités dominicaines de produire un rapport sur l’état d’avancement des mesures de réparation civile.

Depuis lors, les pétitionnaires ne cessent de multiplier les démarches auprès des autorités dominicaines qui, malheureusement, font semblant de ne pas comprendre.

Le GARR , le CCDH et la CIDDHU qui représentent et appuient les victimes du massacre de Guayubin depuis environ 18 ans, dénoncent une fois de plus la mauvaise foi des autorités dominicaines qui refusent d'exécuter les mesures issues du verdict de la Cour IDH, particulièrement celles exigeant le dédommagement des victimes survivantes et ayants droits des victimes décédées.

Tout en appelant à la solidarité de tous et de toutes, les organisations pétitionnaires renouvellent leur engagement de continuer la lutte pour que l’Etat dominicain applique les mesures de cette sentence et respecte les droits des migrantes et migrants haïtiens sur leur territoire.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Tue, 19 Jun 2018 14:53:36 +0000
Séances de formation sur les droits humains et équité de genre https://ww3w.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/droits-de-l-homme/item/1970-séances-de-formation-sur-les-droits-humains-et-équité-de-genre https://ww3w.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/droits-de-l-homme/item/1970-séances-de-formation-sur-les-droits-humains-et-équité-de-genre Des participantes et participants à l'une des séances de formation

188 personnes dont 126 femmes et 62 garçons ont reçu, du 5 au 14 avril 2018 des séances de formations sur les droits humains et l’Equité de genre. Ces séances réalisées dans le cadre du projet Fwontyè san Fos kote ont été organisés dans les sections communales des Communes d’Ouanaminthe, Capotilles, Ferrier et Mont Organisé. Ces diverses sessions visent à renforcer la connaissance des participantes et participants aux notions de droits humains afin qu’ils/elles puissent promouvoir une culture de droits humains dans leurs communautés respectives. Ils/elles proviennent des organisations communautaires qui travaillent dans ces sections.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Droits de l'Homme Fri, 15 Jun 2018 17:28:14 +0000
Les marchés frontaliers entre Haïti et la République Dominicaine étudiés à la loupe https://ww3w.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1969-les-marchés-frontaliers-entre-haïti-et-la-république-dominicaine-étudiés-à-la-loupe https://ww3w.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/haiti-rd-relations-fr/item/1969-les-marchés-frontaliers-entre-haïti-et-la-république-dominicaine-étudiés-à-la-loupe Les participantes et participants lors de la présentation de l'étude

En présence de quelques acteurs d'Haïti et de la République Dominicaine qui interviennent dans la gestion et/ou le fonctionnement des marchés frontaliers, s'est tenue le 13 avril écoulé, à Jimaní, une présentation d'une étude portant sur les dynamiques de pouvoir, dans le cadre du projet Fowntyè San Fòs Kote Financé par l'Union Européenne.

Après Dajabón-Ouanaminthe et Comentador-Belladère, c'est le tour de Jimaní-Malpasse de prendre connaissance du rapport de l'étude de l'analyse des pouvoirs réalisée en 2017 avec l'appui de FEDOMURE, GARR, ASOMORE et OXFAM.

Présentée par le responsable de programme binational d'Oxfam Italia, Gabriele Regio, l'étude révèle qu'uniquement à Jimaní-Malpasse, seulement 49%, des acteurs économiques connaissent les règles ou règlementations des marchés frontaliers. Et 58% des commerçants sont titulaires d'un espace de vente.

Et « le fait que les marchés sont situés en territoire dominicain exacerbe les difficultés pour les commerçants haïtiens dont les produits sont sujets à de nombreuses et importantes taxes », peut-on lire dans le rapport écrit en français et en espagnol.

Avec une attention particulière pour le respect des droits humains en termes de sécurité et d'abus de pouvoir, le rapport de l'étude est non moins révélateur des relations de pouvoirs inégalitaires des dynamiques socio-économiques et politiques qui caractérisent les échanges commerciaux des marchés frontaliers.

Des problèmes d'insécurité, de corruption et d'abus y ont été minutieusement relatés, avec emphase sur les rôles des institutions de services publics et privés créées pour réprimer ou prévenir ce genre de problèmes. Les mairies, les douanes, les migrations, la PNH et CEFRONT sont les principales institutions des deux pays touchées dans cette étude.

Sur l'ensemble des trois axes frontaliers, 349 personnes âgées entre 25 à 35 ans (vendeurs, usagers et prestataires de services), dont 60% de femmes, ont été interrogées.

En plus des entretiens et enquêtes menés auprès d'acteurs clés, dont les autorités publiques, les représentant-e-s d’associations de commerçants et de la société civile des deux pays, des documents officiels, notamment les lois ou projets de loi, des rapports techniques, de suivi et d'évaluation ont été consultés.

Basant sur les statistiques de la douane dominicaine elle-même, le rapport a aussi fait état du faible pourcentage des échanges économiques formels, en comparaison avec les échanges informels et non réglementés qui caractérisent les marchés frontaliers.

Selon les chercheurs, cette étude entend alimenter la réflexion et le dialogue entre les autorités locales des deux pays impliqués dans les dynamiques des marchés frontaliers.

 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Haïti-République dominicaine Relations Fri, 15 Jun 2018 16:39:35 +0000
5 ans après la sentence de la République Dominicaine, le sort des personnes affectées est jeté aux oubliettes https://ww3w.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1968-5-ans-après-la-sentence-de-la-république-dominicaine-le-sort-des-personnes-affectées-est-jeté-aux-oubliettes https://ww3w.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1968-5-ans-après-la-sentence-de-la-république-dominicaine-le-sort-des-personnes-affectées-est-jeté-aux-oubliettes La responsable de Communication et Plaidoyer au GARR, Géralda Sainville, des représentant-e-s d'organisations dominicaines et des représentant-e-s d'organisations travaillant à la frontière

Un atelier binational a été réalisé, les 26 et 27 avril 2018, conjointement par le GARR et OBMICA, sur la situation des personnes affectées par la sentence 168-13 de la République Dominicaine. Lors de ces deux journées, une étude sur la systématisation des profils non résolus par la loi 169-14 a été présentée à l’assistance.

 

Des représentantes et représentants d’organisations travaillant à la frontière, des autorités locales ainsi que des représentantes et représentants d’institutions étatiques notamment IBESR, ONM, BPM, des journalistes de medias locaux et nationaux ont participé à ces deux journées de travail au local de GARR à Matéguasse, Belladère.

Après les mots d’ouverture de M Sterlin Charles, Vice-délégué de ville de Belladère, Mme Géralda Sainville, la Responsable de Communication et Plaidoyer du GARR a fait la mise en contexte de l’atelier auquel ont pris part plusieurs représentantes et représentants d’organisations dominicaines. Mme Sainville a aussi présenté des éléments qui affaiblissent les relations binationales entre Haïti et la République Dominicaine. Elle a pris en exemple les évènements de Pedernales qui fragilisent les relations entre les deux pays. Selon elle, il revient maintenant aux deux Etats de dialoguer de manière franche pour trouver des solutions favorables aux rapports des deux peuples.

Les analyses tirées de l’intervention de Noémie Araujo et Jonathan Pitts, deux représentants de l’Observatoire de recherche sur la migration dans la Caraïbes(OBMICA) montrent la situation reste toujours inquiétante pour les profils considérés comme étant groupes « A »et « B ». Leurs interventions ont été soutenues par les témoignages de trois personnes qui correspondent aux profils présentés. Ces personnes expulsées ont été accueillies au bureau du GARR de Belladere.

La loi 169-14 qui est la loi de naturalisation a suscité l'espoir de résoudre les graves problèmes de dépossession de la nationalité dominicaine et d'apatridie générés par la sentence 168-13. Cette loi, qui est censée être une réponse du gouvernement dominicain, dirigé par le président Danilo Medina, en prétextant résoudre la situation, est restrictive en termes de droits et loin de résoudre le problème. Au contraire, elle le rend plus complexe. Aujourd’hui, la société dominicaine est confuse, il n’a pas vraiment un groupe homogène qui serait A ou B. Selon les deux intervenants, pour le groupe dit « A », on trouve deux profils, ceux qui sont enregistrés et dont leurs documents sont retranscrits dans un autre registres et ceux qui sont non-enregistrés. Pour le groupe dit «  B », les concernés doivent passer par la naturalisation, mais ils doivent avoir des documents de leur pays d’origine.

L’atelier de deux journées a été réalisé dans l’objectif de montrer cette complexité et la nécessité de rendre visible ce problème qui affecte de manière disproportionnée les Dominicains et Dominicaines d'origine haïtienne, laissant plus de 133 000 personnes en état d'apatridie, selon les données fournies par le HCR dans son rapport de 2015.

C’était aussi l’occasion d’attirer l’attention sur l’échéance du mois d’août 2018 qui est la dernière prolongation des cartes de résidence provisoire des personnes inscrites dans le Plan national de Régularisation des Etrangers(PNRE). Car comme l’a bien expliqué Dominique Rincon, le juriste dominicain, ce programme ne présente aucun élément clair pouvant projeter un avenir assurant pour les 250 000 personnes inscrites qui sont en majorité des migrantes et migrants haïtiens.

Des sessions de travail en groupe ont été réalisées en vue de recueillir les propositions des participantes et participants qui seront retranscrites dans un rapport. Ce document sera présenté en Espagnol et en Français pour envoyer aux autorités des deux pays.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) GARR Fri, 15 Jun 2018 16:16:10 +0000
Des acteurs haïtiens et dominicains ont réfléchi sur les enfants des rues en République Dominicaine https://ww3w.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1967-des-acteurs-haïtiens-et-dominicains-ont-réfléchi-sur-les-enfants-des-rues-en-république-dominicaine https://ww3w.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1967-des-acteurs-haïtiens-et-dominicains-ont-réfléchi-sur-les-enfants-des-rues-en-république-dominicaine Des acteurs haïtiens et dominicains au terme de la rencontre

Une rencontre de coordination sur les cas des enfants abandonnés et sans identité en République Dominicaine avait été tenue au bureau du consulat haïtien à Elias Piña, le 24 mai 2018.

Cette rencontre a réuni diverses institutions dont le GARR, l'IBESR, la CONANI, des responsables d'Etat civil dominicain et de la commune de Baptiste (Centre), des responsables de l'immigration et de la police dominicaine ainsi que le représentant de l'ONI à Belladère.

 Lors de cette réunion, les acteurs ont  réfléchi sur les stratégies à mettre en place pour résoudre le problème des enfants haïtiens délaissés dans les rues d'Elias Piña et qui n’ont pas d’identité.

 Selon les données recueillies par la CONANI, ces enfants n'ont pas de noms, d'actes de naissance et n'arrivent pas à identifier leurs parents.

 Elle encourage les acteurs à  conjuguer leurs efforts afin de remédier à ce problème.

Intervenant en cette occasion, le représentant du GARR à la rencontre, Urick Camille, a plaidé en faveur d’autres échanges similaires auxquels pourront participer des autorités locales de Belladère, de l'officier d'Etat  civil et des responsables de la migration de  ladite commune frontalière. Ce qui permettra d’approfondir la thématique des enfants abandonnés en territoire dominicain et d’apporter une solution durable.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) GARR Fri, 15 Jun 2018 14:32:03 +0000
Des cahiers de revendication en cours d'élaboration dans les sections communales frontalières https://ww3w.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1966-des-cahiers-de-revendication-en-cours-délaboration-dans-les-sections-communales-frontalières https://ww3w.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1966-des-cahiers-de-revendication-en-cours-délaboration-dans-les-sections-communales-frontalières Des participantes et participants lors de la séance d'atelier d'élaboration des cahiers de revendication

Sous le leadership du GARR, une cinquantaine de représentants d'organisations communautaires de base, des ASECs, CASECs et délégués de ville des sections communales de Galette Chambon, de Balan, de Fond-Parisien et Thomand (Ganthier-Ouest)  se sont réunis en atelier dans leurs sections communales respectives, en vue d'élaborer leur cahier de revendications.

Agriculture, santé, éducation, sécurité, économie, migration, politique, état civil  et droits humains sont les principales thématiques abordées.

Déjà sur les cinq sections communales de Ganthier (Ouest), trois sections ont déjà identifié les principaux problèmes auxquels font face leurs localités et formulé des demandes qui seront soumises aux autorités haïtiennes. Ces demandes  seront présentées sous la forme de cahiers de revendications et seront soumises  également à toutes les instances ou organisations non gouvernementales qui auront à intervenir dans les sections communales.

Les  séances d'atelier d'élaboration des cahiers de revendication pour les deux autres sections communales de Ganthier, à savoir Marre-Roseaux et Pays-Pourri, sont prévues du 5 au 8 juin 2018.

Soulignons que les quatre sections communales de Belladère ont déjà élaboré leurs cahiers de revendications et les ont déjà soumis aux instances concernées.

Quant à Ouanaminthe,  sur 22 séances d’atelier, 4 ont été déjà réalisées du 14 au 17 mai 2018.

Ces activités ont été  réalisées dans le cadre du projet Fwontyè san fòs kote financé par l'Union européenne. Elles  visent à alimenter les réflexions dégagées autour des différentes tables de concertation entre les Mairies des communes frontalières susmentionnées et la société civile, en vue d'adresser les problèmes majeurs auxquels fait face la population de ces différentes communes.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) GARR Fri, 15 Jun 2018 14:12:11 +0000
Cinquième table de concertation de la marie de Belladère https://ww3w.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1965-cinquième-table-de-concertation-de-la-marie-de-belladère https://ww3w.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1965-cinquième-table-de-concertation-de-la-marie-de-belladère Des participants et participantes

Avec l’appui du GARR, d’Oxfam et de la Chambre des Métiers d’Artisanat d’Haïti, la mairie de Belladère a organisé sa cinquième table de concertation,  le 15 mai 2018.

Cette activité qui a duré environ 3 heures, s’était déroulée autour du thème «Planifions et agissons ensemble pour une plus grandiose commémoration du 70ème anniversaire de naissance de la commune de Belladère en octobre 2018 ».

Divers représentants d’institutions étatiques et privées, d’organisations communautaires de base, de la société civile, de la DGI, de la douane, de la Police nationale, des ONGs locales et internationales, des autorités locales ont été entre autres au rendez-vous.  

Tout au long du déroulement de ladite activité, les organisateurs en ont profité pour présenter leurs cahiers de revendication. Ces derniers ont été élaborés avec l’appui du projet Frontalier San Fòs Kote (FSFK) au bénéfice de trois sections communales de Belladère dont Ranthe-Mathé, Roy-Sec et Riaribes.

Le terme référence des micro-projets prévus dans le cadre du projet FSFK a été aussi présenté lors de cette rencontre.

Au terme de cette activité, une commission a été créée. Elle est composée de représentants d'OCB, de CASEC et d’ASEC ainsi que des responsables de la Mairie. Cette commission aura pour mission d’étudier les différents projets liés aux cahiers de revendication dont le montant s’élève à 40,000.00 US.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) GARR Fri, 15 Jun 2018 14:03:51 +0000
Des accompagnatrices, des accompagnateurs équipés pour entreprendre des actions communautaires suivant la trousse «Je m’engage, ensemble nous bâtissons » https://ww3w.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1964-des-accompagnatrices-des-accompagnateurs-équipés-pour-entreprendre-des-actions-communautaires-suivant-la-trousse-je-m’engage-ensemble-nous-bâtissons https://ww3w.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/garr/item/1964-des-accompagnatrices-des-accompagnateurs-équipés-pour-entreprendre-des-actions-communautaires-suivant-la-trousse-je-m’engage-ensemble-nous-bâtissons Des accompagnatrices et accompagnateurs lors de la formation

Réalisée par le GARR à Montrouis du 20 au 25 mai 2018, cette session de formation entend renforcer la capacité des accompagnatrices et accompagnateurs des trois communes frontalières Cornillon, Ganthier et Fond-Verrettes. Les participantes et participants sont formés et outillés pourintégrer les valeurs des droits humains dans leur travail communautaire et pour mettre en œuvre des actions qui favorisent la participation citoyenne inclusive, afin de contribuer à un changement social positif.

Financée par Pain pour le Monde, cette session s’inscrit dans l’approche du Programme de la Citoyenneté Engagée (PCE) dont les outils ont été développés par EQUITAS -Centre international d’éducation aux droits humains et la participation active de plusieurs organisations haïtiennes. En utilisant la trousse « Je m’engage, ensemble nous bâtissons », le PCE promeut un développement communautaire axé sur les droits humains.

La trousse est une approche novatrice, un processus et des activités sous forme de rencontres susceptibles de mieux aider les populations locales, incluant les groupes en situation de vulnérabilité, à se prendre en charge et à mettre en œuvre des actions communautaires concrètes en vue d’un changement important dans leur communauté.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) GARR Fri, 15 Jun 2018 13:54:22 +0000